Co-infection Leishmania infantum/VIH: lésions cutanées après traitement d'une leishmaniose viscérale

Translated title of the contribution: Leishmania infantum/HIV co-infection: cutaneous lesions following treatment of visceral leishmaniasis

G. Catorze, J. Alberto Pereira Da Silva, A. Afonso, R. Vieira, S. Cortes, L. Campino

Research output: Contribution to journalArticlepeer-review

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Abstract

Introduction

Le bassin Méditerranéen est une région endémique pour la leishmaniose à Leishmania infantum. L'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a conduit à une nette augmentation du nombre des cas de leishmaniose viscérale dans cette région au cours des deux dernières décennies, surtout chez les adultes. De plus, l'existence de lésions cutanées parasitées par Leishmania chez ces malades, a été fréquemment rapportée.

Observation

Une femme portugaise de 35 ans, ex-héroïnomane, séropositive pour le VIH 1 depuis 1997, développait une leishmaniose viscérale en 2000, avec plusieurs rechutes en 2001 et 2002 traitées successivement avec antimoniate de méglumine (Glucantime®), amphotericin B liposomal enfin Glucantime® et itraconazole. Quelques semaines après le traitement de la deuxième récidive, des papules érythémateuses, asymptomatiques, apparaissaient sur le visage puis sur le tronc et les membres supérieurs. L'examen histologique d'une papule montrait un infiltrat granulomateux dans le derme et la présence d'amastigotes de Leishmania. Après culture, le parasite était identifié par typage enzymatique comme L. infantum MON-1. En dépit de l'amélioration de la leishmaniose viscérale avec les traitements décrits, les lésions cutanées devenaient de plus en plus nombreuses et infiltrées. Un traitement par pentamidine intraveineuse (4 mg/kg/3 fois par semaine, pour un total de 27 injections) était alors institué durant 2 mois, associé à de la dapsone orale (100 mg 2 fois par j). Une guérison clinique des lésions cutanées était obtenue et un traitement d'entretien par la dapsone à la même posologie était instauré avec succès pendant six mois. Quelques semaines après son arrêt, les lésions cutanées réapparaissaient. Elles guérissaient de nouveau avec la réintroduction du médicament.

Discussion

Cette observation montre chez une malade atteinte du SIDA, l'existence de lésions cutanées, parasitées par L. infantum MON-1, similaires à celles observées dans la leishmaniose dermique post-kala-azar causée par L. donovani. Les lésions cutanées ont résisté au traitement classique antileishmanien, et ont guéri avec un traitement par la dapsone.




Background. The Mediterranean basin is an endemic region of leishmaniasis caused by Leishmania infantum. With the advent of human immunodeficiency virus (HIV) infection, the number of cases of visceral leishmaniasis has dramatically increased in this area over the last years, mainly in adults. Moreover, the presence of cutaneous lesions infested with Leishmania has been frequently reported in these patients. 

Case-report. A 35-year-old Portuguese woman, a former intravenous drug user HIV1-positive since 1997, developed visceral leishmaniasis in 2000, with several relapses in 2001 and 2002, treated successively with pentavalent antimonial salts (Glucantime®), liposomal amphotericin B and Glucantime® associated with itraconazole. Several weeks after therapy for the second relapse of visceral leishmaniasis, physical examination revealed asymptomatic erythematous papules on the face that later spread to the trunk and upper limbs. Histopathologic studies of a skin biopsy revealed a granulomatous infiltrate in the dermis with the presence of Leishmania amastigotes. After culture, the parasite was identified as L. infantum MON-1. In spite of improvement of the patient's visceral leishmaniasis with the above-mentioned treatment, the cutaneous lesions became increasingly numerous and infiltrated. After 2 months of therapy with intravenous pentamidine (4 mg/kg/3 times a week) and oral dapsone (100 mg b.i.d), the cutaneous lesions disappeared completely. Prevention with dapsone was successfully maintained for 6 months. Several weeks after discontinuation of treatment, further lesions appeared. The patient improved again on reintroduction of dapsone. 

Discussion. This case confirmed the existence of a clinical form similar to post-kala-azar dermal leishmaniasis in a patient co-infected with L. infantum MON-1/HIV. The cutaneous lesions were resistant to classical antileishmanial drugs but disappeared on treatment with dapsone.

Translated title of the contributionLeishmania infantum/HIV co-infection: cutaneous lesions following treatment of visceral leishmaniasis
Original languageFrench
Pages (from-to)39-42
Number of pages4
JournalAnnales De Dermatologie Et De Venereologie
Volume133
Issue number1
DOIs
Publication statusPublished - Jan 2006

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