Beyond the crisis: Fertility variations and the family policies in the Portuguese municipalities

Dulce Pimentel, Cristina Sousa Gomes

Research output: Contribution to journalArticlepeer-review

Abstract

In a profound ageing context, such as the Portuguese, fertility becomes a key variable for the analysis of population dynamics, with increased importance given the very low levels recorded in the country. According to INE [2020], Portugal has a total fertility rate (TFR) of 1.40 children per woman, one of the lowest in the EU [Eurostat, 2022].The economic and financial crisis of 2008 and the Troika intervention (European Commission, European Central Bank, and the International Monetary Fund, the three authorities that monitored international bailout programs) in 2011, had impacted on the socioeconomic conditions of the Portuguese population, with repercussions in other behaviors as well as in fertility. Thus, the childbearing postponement led the TFR to fall to its lowest levels on record, reaching 1.21 children per woman in 2013. Although the economic recovery has allowed a slight recovery in fertility levels, the new crisis caused by COVID-19 was reflected in a new historic decline in births in the country in 2021, when the number of live births fell below 80 000, a decrease of 8% compared to 2019 [INE, 2022].Although this downward trend is common to almost all developed European countries [Aassve et al., 2020 ; Aassve et al., 2021], for Portuguese society it is a new wake-up call and a cause for concern given the population decline confirmed in the provisional data release from the 2021 Population Census (-2.1% compared to 2011).However, fertility patterns are not uniform, as they involve regional heterogeneity, which highlights a multiplicity of factors and behavioral patterns.This paper aims to approach fertility from a regional perspective to distinguish the diversity of patterns across the territory in the last two decades, and to discuss the extent to which the crises were a point of change or reinforcement of the transformations that were taking place.In the analysis, in addition to the framework and contextualisation of fertility trends by NUTS 3, the policy responses that have emerged at a local/municipal scale will be analysed.Although the crisis has contributed to the fertility decline in Portugal, its decline goes beyond the crisis reflecting changes in behavioral patterns and social and economic constraints. Thus, there persist constraints in the population dynamics that have prevented the reversal or mitigation of the decline in the inland territories that currently are also felt at the country level.

|Dans un contexte de vieillissement profond, comme celui du Portugal, la fécondité devient une variable clé pour l'analyse de la dynamique de la population, avec une importance accrue compte tenu des très faibles niveaux enregistrés dans le pays. Selon l’INE [2020], le Portugal a un indice synthétique de fécondité (ISF) de 1,40 enfant par femme, l'un des plus bas de l'UE [Eurostat, 2022].La crise économique et financière de 2008 et l'intervention de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international, les trois autorités qui contrôlent les programmes de sauvetage internationaux) en 2011, ont eu un impact sur les conditions socio-économiques de la population portugaise, avec des répercussions sur d'autres comportements ainsi que sur la fécondité. Le report de la naissance d’un enfant a conduit l'ISF à tomber à ses niveaux les plus bas jamais enregistrés, atteignant 1,21 enfant par femme en 2013. Bien que la reprise économique ait permis un léger redressement des niveaux de fécondité, la nouvelle crise provoquée par la COVID-19 s'est traduite par une nouvelle baisse historique des naissances dans le pays en 2021, lorsque le nombre de naissances vivantes est passé sous la barre des 80 000, soit une diminution de 8 % par rapport à 2019 [INE, 2022].Bien que cette tendance à la baisse soit commune à presque tous les pays européens développés [Aassve et al., 2020 ; Aassve et al., 2021], pour la société portugaise, il s'agit d'un nouveau réveil et d'une source d'inquiétude, étant donné la baisse de la population confirmée dans la publication des données provisoires du recensement de la population de 2021 (-2,1% par rapport à 2011). Cependant, les modèles de fécondité ne sont pas uniformes, car ils impliquent une hétérogénéité régionale, qui met en évidence une multiplicité de facteurs et de comportements.Cet article vise à aborder la fécondité d'un point de vue régional afin de distinguer la diversité des modèles sur le territoire au cours des deux dernières décennies, et de discuter dans quelle mesure les crises ont été un point de changement ou un renforcement des transformations en cours. Dans l'analyse, outre le cadre et la contextualisation des tendances de la fécondité par NUTS 3, les réponses politiques qui ont émergé à l'échelle locale/municipale seront analysées.Bien que la crise ait contribué à la baisse de la fécondité au Portugal, son déclin va au-delà de la crise, reflétant des changements dans les modèles de comportement et les contraintes sociales et économiques. Ainsi, il persiste des contraintes dans la dynamique de la population qui ont empêché l'inversion ou l'atténuation du déclin dans les territoires intérieurs, contraintes qui se font actuellement sentir également au niveau du pays.

Original languageEnglish
JournalEspace-Populations-Societes
Issue number2-3
DOIs
Publication statusPublished - 2022

Keywords

  • Crisis
  • Family policies
  • Fertility
  • Local authority measures
  • Policies to fertility support
  • Portugal

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